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mardi 18 novembre 2014

La Minute Féministe #4 : j'ai testé le cours d' "auto-défense féminine" !




"Si vous avez aimé, dites le sur Facebook. Si vous n'avez pas aimé, ne dites rien hahaha", plaisantait l'instructeur avant-hier après le cours. Et pour un propos nuancé, il y a une petite place quelque part ? ;)

Au fil de discussions avec des collègues, on en est venues à parler de cours d'auto-défense. Motivées, on se dit qu'on va s'y mettre, et on choisit une date sur le calendrier d'une association qui a pignon sur rue en la matière depuis 2011 : Ladies System Defense (ou "LSD", je ne sais pas si c'est de l'humour assumé ou une coïncidence...). À quelques jours du dimanche choisi, le programme a changé, j'y vais avec une amie féministe car mes collègues ont changé de plans entre temps.

Je pars avec un à priori, j'avoue...

Mon amie me prévient : elle a déjà fait un stage avec eux mais elle n'est pas à 100% convaincue, et des connaissances que nous avons en commun, non plus. Niveau "self défense" pur et dur, rien à redire. Mais dans le discours... quelques maladresses qui font grincer des dents. Cela ne m'a pas refroidie, j'aime bien me faire mon idée par moi même, lorsque je le peux.

À 14h, notre cours de 3 heures démarre donc, une fois que toutes les participantes ont réglé leur 30 euros (pour celles qui ont réservé, sinon, c'est 35e). Oui "participantes", c'est réservé aux femmes uniquement. C'est le concept même (ce pourquoi je ne critique pas ce point là, j'aurais pu aller ailleurs ayant connaissance de cette non mixité, cf mes bons/mauvais points plus bas) et j'avoue qu'il est assez plaisant de voir un groupe aussi divers réuni dans ce petit dojo... De la vingtaine à la cinquantaine, tous physiques, toutes origines confondues, nous sommes toutes réunies par un même ras-le-bol, une même volonté. (et au bout d'une demi heure, toutes dans le même état : en sueur^^)

Les quatre instructeurs (trois hommes, une femme, as usual) se présentent puis on commence par des échauffements ("Il est important de se garder en bonne condition physique", "le jour où l'on subira une agression, notre cœur va battre fort", donc on se met en condition, logique). On marche dans le dojo "comme on marcherait dans la rue", en gardant un œil sur l'un des instructeurs : on travaille sur notre vigilance. Au signal "un", c'est 5 pompes, à "deux", c'est 5 flexions et à "trois", 5 abdos ("c'est votre spécialité ça !"). On intensifie en trottant sur les tapis... 

De l'importance du vocabulaire avant de passer à l'action, et premiers froncements de sourcils...

Pfiouuuu je suis déjà en nage et il est temps d'attaquer les choses sérieuses, on nous sort des sacs de frappe : on va travailler les "coups d'arrêt". Ici on ne parle pas de "coup de poing/coude/genou pied" etc... 

Donc un "coup de pied dans les couilles" est un "coup d'arrêt partie basse du tronc". Apparemment, c'est important d'utiliser un vocabulaire comme celui-ci dans le cadre d'un dépôt de plainte ("obligatoire", nous martèle-t-on à plusieurs reprises durant ces trois heures... un poil culpabilisant, ahem). Pour ne pas que l'agresseur se retourne contre nous, ce qui est possible. Oui, comme disait Audiard "les cons ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît" ! Ces précautions sont donc importantes, je comprends.

On nous explique la posture de défense à adopter : en appui sur nos jambes, souples et fléchies, les mains (ouvertes, signe d'apaisement contrairement aux poings... position d'attaque, donc). Face à nos binomettes, on commence à donner des coups dans le sac qu'elles tiennent : d'abord une main, puis l'autre, et les deux. On doit taper "derrière" le sac ("l'important, ce n'est pas la force, mais l'intention", je valide !), y mettre de la volonté plus que de la patate.

On alterne régulièrement les rôles, on prend confiance. Avant chaque nouveau geste, nos instructeurs nous font une démo, que l'on reproduit. À présent, c'est coup de coude, ou plutôt coup d'arrêt avec le coude (efficace et... libérateur, pour ma part !). On nous invite à crier ("si vous n'arrivez pas à crier ici, dans un environnement sécurisé, le jour où il faudra le faire, rien ne sortira" et c'est vrai que c'est important, de donner l'alerte...). Ce n'est pas évident, beaucoup perdent leur sérieux (et à la fois... c'est bon de rire, nerveusement, ça muscle aussi les abdos !) mais les "recule", "dégage", "connard", "casse-toi" ou simplement "aaaaaaaaaah" fusent.

On nous propose d'essayer "Restez à distance". C'est long, mais ça nous permet de bosser la respiration durant l'effort, et de maintenir une distance verbale avec le vouvoiement. Ce n'est pas facile, mais ça marche, à force. On enchaîne avec les coups d'arrêt avec nos jambes : coups de pieds, et coups de genoux (le truc le plus libérateur au monde, ais-je ainsi découvert...). 


Maintenant que nous maîtrisons un peu mieux ces gestes (les instructeurs sont passés dans les rangs pour regarder ce que nous faisions afin de nous corriger à l'aide de conseils pratiques)... on simule des situations d'agression. Celles qui tiennent le sac de frappe se mettent debout d'un côté de la salle et les autre, attendent en face, assises. On doit alors marcher vers elles, et elles, se relever et se défendre.

On augmente la difficulté de la tâche, toujours en alternant les rôles pour chaque scénario, en faisant courir "l'agresseuse" puis en faisant s'allonger "l'agressée". Visiblement, on a développé quelques réflexes. Les coups d'arrêt viennent naturellement, on les enchaîne... punaise ce que ça fait du bien. Très clairement, on apprend en se dépensant et en se défoulant : le sac de frappe prend pour tous ceux à qui on n'a jamais osé répondre, tous ceux dont on a subi les mains aux culs sans oser plus que le regard noir !

Mises en situation

Je crie toute ma rage, je frappe tous mes agresseurs du passés. C'est trop bon.
Vraiment, c'est la partie du cours que je préfère ! Mais... on ne tient pas trois heures comme ça, c'est évident. On enchaîne donc avec des mises en situations, scénarisées.

Bénédicte, l'instructrice, fait la plupart des démos (elle envoie !), dans diverses situations, pour nous montrer quelques exemples de gestes pour se dégager et maîtriser notre agresseur si... on nous attrape par la main, la taille, les cheveux, si on essaie de nous étrangler contre un mur. Puis on pratique, un à un et toujours à tour de rôle avec nos partenaires, ces techniques.

Lors d'une de ses démos, notre instructrice enchaîne son agresseur jusqu'à la clé de bras, une fois qu'il est au sol... C'est bôôôô, et je ne peux m'empêcher de faire de lancer un slow clap. La salle suit, super moment^^ 



L'ambiance est bon enfant, on rigole bien. Les instructeurs précisent en riant que la seconde partie de cette démo était "pour rire", car ici, on nous apprend la légitime défense ("et non la vengeance", bien sûr), afin de rester dans le cadre de la loi : une fois que l'on a maîtrisé celui ou celle qui s'en prend à nous, on file. Le but est de se soustraire à l'agression, pas de s'acharner... même si franchement... ça peut être tentant.

Après ces exercices, d'autres suivent. C'est la "préparation mentale" (qui suit les préparations physique et technique). On éteint les lumières de la salle, l'éclairage est entre chien et loup, on se remet à marcher aléatoirement dans la salle. Nos quatre instructeurs du jour simulent alors diverses agressions verbales ou physiques : à nous de jouer. Sans sombrer du côté obscur non plus, ils nous demandent aussi l'heure, pour nous rappeler que la parano totale, c'est un piège à éviter.

Pour ma part je me fais bousculer plusieurs fois, mais j'arrive à éviter le "conflit". Il paraît que je sais bien désamorcer un possible accrochage par la parole... des années d'expérience^^ Mais lorsque ça en vient aux mains, je vois que j'ai effectivement développé quelques automatismes : je me dégage et, étrangement, c'est le coup d'arrêt partie basse made in mon genou droit qui revient. Si un jour je ne peux pas éviter une situation où je devrai en venir aux mains, j'espère que ça me reviendra aussi facilement ! En attendant... je vais sans doute continuer à "m'entraîner" régulièrement.

Les quinze dernières minutes du cours sont consacrées à des questions-réponses. On évoque notamment la possibilité/nécessité des témoins de réagir, on parle de la "dissolution de la responsabilité", qui me fait fort penser au Projet Crocodiles dont j'ai la BD dans le sac ce jour là (je vous en reparle très vite !). 

Globalement, je suis très satisfaite des trois heures que je viens de passer :)

Mon avis

(J'essaie de ne pas m'épancher plus que je ne l'ai fait ci-dessus, c'est pas gagné.. le style télégraphique ne me sied point.)

Les plus

- C'est un très bon cours pour survoler différentes techniques de self défense.
- C'est physique mais pas insurmontable pour une feignasse comme moi (ça fait deux jours, je suis encore courbatue malgré les litres de flotte que j'engloutis)
- C'est un défouloir absolument parfait, on ressort plus légère, dans tous les sens du terme...
- C'est convivial, on s'amuse franchement, par moments.
- C'est bien organisé, les équipements sont vraiment là et les intervenants sont de vrais pros dans le domaine de la self défense (certains sont gendarmes).

Les moins

- Le prix. J'avoue que pour de l'associatif je m'attendais à moins. Certes, si c'est juste une fois, 30 euros, ça va. Mais si on veut y aller toutes les deux semaines, à chaque stage, ça commence vite à piquer.
- Le discours un peu bancal, par moments*, sur la violence faite aux femmes.

(* je ne peux pas m'en empêcher :
- En guise d'intro, on nous a plus ou moins dit que bon, la société et les hommes sont comme ça donc c'est important qu'on sache se défendre car on ne changera pas ça... Certes ce n'est pas le rôle d'un cours de self défense de prêcher la parole égalitariste mais être fataliste à ce point et dans ce contexte, je trouve que perso, ce n'est pas terrible. Mais ce n'est que mon avis.
-Sur la brochure, d'un côté parler des "violences faites aux femmes", et de l'autre énumérer les conseils bateau style "ne pas marcher dans une ruelle sombre seule le soir"... on nous abreuve de ces conseils là depuis qu'on est petites, "nous les femmes", on le sait. Donc c'est un peu de notre faute finalement, s'il nous arrive un truc alors qu'on avait pas d'autre choix que de passer par la dite ruelle louche. Je caricature, mais je veux dire que c'est lourd de toujours revenir à l'idée de bricoler des solutions/gadgets pour éviter aux femmes de se faire harceler/agresser/violer plutôt que d'éduquer/sensibiliser les potentiels harceleurs/harceleurs/violeurs qui sont les seuls responsables de ces violences. Ça part d'un bon sentiment, un poil paternaliste certes mais quand même, mais en entretenant ainsi sans en avoir l'air le mythe de "l'homme prédateur" (#notallmen oui on sait, next) on ne fait que mettre un pansement sur une plaie qui nécessiterait de solides points de suture.
- Dire "on DOIT aller porter plainte" ou "c'est OBLIGATOIRE" de porter plainte... perso, ça me gêne. Oui, c'est vrai que c'est mieux dans l'absolu, mais c'est amené de manière culpabilisante pour la potentielle victime.
----> D'autres petites phrases du genre m'ont fait tiquer, c'est une liste non exhaustive car j'ai la fâcheuse tendance à me concentrer sur le positif, et il y en avait beaucoup à côté de ces points négatifs. Des connaissances ont fait d'autres cours et ont relevé d'autres choses qui les ont énervées mais je n'en parlerai pas ici car je ne relate que ma propre expérience du bout de mon clavier, c'est plus juste.)

Ce que j'en retiens

Bisounourse d'un jour, bisounourse toujours : je vois toujours le verre à moitié plein. Je suis persuadée que ces quelques couacs qui ont eu le don de me faire grincer des dents étaient vraiment des maladresses et j'espère que les instructeurs, s'ils me lisent, ne prennent pas mal mes critiques. J'ai bien conscience de l'investissement que peut-être une asso et je suis reconnaissante de leur engagement, qui contribue grandement aux "plus" de ma petite liste ci-dessus :) 

Néanmoins, je suis tout aussi persuadée que tout cela est perfectible, dans toute la connotation positive que ce terme est sensée avoir. À mon sens, il suffit simplement de choisir entre le fait de se limiter à enseigner ces techniques sans essayer de philosopher en risquant de tenir des propos borderline, ou de creuser le sujet des violences faites aux femmes encore bien plus, pour pouvoir en parler vraiment, sans tomber dans certains travers stéréotypés.

Bref. Est-ce que je reviendrai ? Oui, avec plaisir. Mais toujours mon sens critique de féministe en alerte dans la poche ;)


À demain pour un retour à plus de légèreté, côté sujet aussi bien que côté texte :p


Self-défense-ment vôtre,


Olga



PS : Petite parenthèse mi-futile mi-coup de pub-ile pour finir, mirez plutôt la cohabitation de deux modèles de tees Colère : Nom Féminin sur ma binomette du jour et moi-même ! Pas mal hein (merci à notre instructeur pour la photo) ? :D








jeudi 16 octobre 2014

La Minute Cinéphile #1 : Coup de coeur pour #Pride ! [cheesiness inside]



En (très) bref, avant un retour à la mode demain matin, un petit billet cinéma. Parce que j'ai vraiment eu un coup de cœur pour Pride. Oui, presque un mois après sa sortie en salle. So what ? Je n'ai pas plus eu le temps de me rendre dans une salle obscure que de poster de manière assidue en ces lieux, mais mieux vaut tard que jamais^^


Sans vous spoiler, même si quoi que je dise j'enfonce probablement des portes ouvertes vu mon retard, sur l'intrigue (encore une fois, il suffit d'être calé en histoire ou d'aller demander à wiki pour le savoir sans ce film, I know)... J'aimerais simplement saluer la beauté de ce long métrage. Sa beauté visuelle oui, indéniable, et la qualité du jeu du casting, certes, mais au delà de ça... sa beauté humaine.


Dans mon éducation russe, quoi que 100% athée, la "bonté" m'a toujours été présentée comme une valeur essentielle (je me demande si ma famille juste la meilleure au monde où si mes compatriotes ont juste oublié cette notion en cours de route vu ce qu'il se passe dans mon pays d'origine ces jours-ci... ahem !). C'est difficile, en français, je trouve, d'utiliser le mot "bonté" ou "gentillesse" sans que l'on pense à une "dégoulinade de bons sentiments"... J'ai beau aimer ces derniers, de sentiments, je sens bien qu'il n'est pas de bon ton d'être optimiste et de voir le bon chez les gens, et les choses. Et c'est triste. L'humanité serait bien plus belle si l'on se souvenait un peu de ces concepts, gratuits et désintéressés. Le cœur humain est fait pour aimer et compatir, on a juste oublié.

Alors forcément, quand un film retrace avec autant d'émotion, sans sombrer une seconde dans le pathos non plus, l'histoire d'une poignée de "fous" (comprendre "utopistes") qui ont réussi à faire avancer le monde, malgré de nombreuses péripéties, grâce à leur passion et à leur courage... Je ne peux qu'en tomber amoureuse.




L'intrigue reste réelle. Les "méchants" n'ont pas tous rallié la cause des "gentils", et côté "gentils", il y a des pertes. Tragiques. Mais toutes ces amitiés qui se nouent entre les mineurs et ces jeunes londoniens gays, que rien ne prédestinait à manifester ensemble (en soutien les mineurs, puis à la Gay Pride), leurs blessures et leurs victoires, sont d'autant plus touchantes qu'elles sont réelles. Et encore tout à fait récentes.

J'ai passé les 10 dernières minutes de Pride à pleurer. En continu (les larmes me sont montées bien avant, et plusieurs fois, au cours de ces deux heures intenses). J'en suis ressortie confiante, rassurée, inspirée : qu'on ne me dise plus jamais, JAMAIS, que l'on ne peut pas changer notre monde. C'est faux. Merci à ceux qui y ont cru et qui ont réussi, quelle que soit la juste cause qu'ils aient défendue par le passé, et merci à ceux qui croient encore qu'un monde meilleur est possible. Il y a du beau et du bon en chacun de nous, il faut juste trouver la force d'en faire quelque chose.

Merci à Pride de m'avoir ré-insufflé cette bouffée d'air humaine et révolutionnaire en pleins poumons. Mon cœur diffuse à nouveau ces molécules lumineuses d'espoir dans mes veines, à chaque pulsation. J'en avais bien besoin, vu ce qu'il se passe dans le monde ces jours-ci...



Pride-ment vôtre,



Olga



PS : J'assume pleinement la cheesiness des lignes ci-dessus :D

lundi 24 février 2014

Comment les Mugler Follies m'ont mis des étoiles plein les yeux


Je préviens tout de suite, pas d'images du show malheureusement. On a été avertis avant d'entrer dans la salle et même au début du spectacle lors une drôle de mise en scène nous montrant la patronne de la troupe dans les coulisses. On n'y croyait pas mais on s'est méfiés. Et on a eu raison, les touristes asiatiques derrière nous se sont vus confisquer leur appareil photo ! Il faudra donc me croire sur parole quand je vous dirai que ce spectacle...


 


... Ce spectacle, eh bien il faut absolument aller le voir ! Vous avez jusqu'à mi-mars.

Je ne savais absolument pas à quoi m'attendre. J'ai beaucoup entendu parler de Mugler lors de mes formations en parfumerie (Angel est un de mes parfums et même ceux qui le détestent trouvent que je le porte bien), je savais qu'il avait lui même été danseur. Et j'ai toujours bien sûr adoré son univers en matière de couture. Comme la plupart des "excentriques" de la mode.

J'ai déjà été au théâtre, de nombreuses fois, et j'ai vu quelques ballets. Mais un spectacle de cabaret, je n'avais jamais eu l'occasion d'y assister. Ni même spécialement l'envie à vrai dire. Encore un grand merci à mon coloc' pour ce joli cadeau de Noël ! Car j'ai été très agréablement surprise de cette représentation vivante. J'ai aimé ce côté humain, non millimétré. J'ai eu l'impression de sentir, littéralement sentir, l'effort et "le direct" dans la prestation de chacun des artistes présents.

Et les artistes, parlons-en ! Dès le début du spectacle, le bras droit de "la patronne", "Madame Mercier" (un adorable traversti qui n'a pas été sans me rappeler la mère de Guillaume Galienne dans son film biographique) annonce à une nouvelle arrivante dans la troupe qu'aux Mugler Follies "on cultive la différence". Et comment ! Hommes, femmes, trans', lesbiennes, blancs, noirs, petits, grands, minces et plus gros... Les éléments du spectacle sont bel et bien divers. Mais pas que d'apparence. Il y a des danseurs, des acrobates, des chanteurs (certains cumulent les talents), une funambule, deux divas, un "désossé", un apollon à la taille incroyablement rétrécie par un corset noir, une ventriloque, une avaleuse d'épée... 

Le tout porté par une évidente complicité, une diversité des scènes, des prestations (on a même eu le droit à un mini défilé Mugler, car bien sûr les costumes et l'art presque absurde étaient au rendez-vous tout au long de la soirée, que du bonheur !), des musiques et chansons, et surtout, une sacré bonne dose d'humour. A chaque numéro, je me disais que c'était mon préféré. Et le suivant allait encore plus loin. Je suis rarement ressortie d'une salle quelconque avec une "banane" pareille ! Vraiment.

En sortant, histoire de nous consoler de ne pas repartir avec une vidéo floue et tremblante déjà mise en ligne sur Youtube, la production avait mis un décor pour que nous puissions nous prendre en photo. Et c'est ce qu'on a fait.





Deux artistes (d'ailleurs toutes deux russes, la reine incontestée du pole dance Olga et la patronne/avaleuse d'épée et Jewels :) ) se sont également prêtées au jeu des photos pour les spectateurs en bas des marches menant à la sortie du Comédia.



On a également pu repartir avec quelques paillettes qui ont jailli des canons pour le final des Mugler Follies, en forme d'étoiles asymétriques, bien sûr... Bref, un grand merci à monsieur Mugler, au Comédia (qui nous a surclassés car il y avait peu de monde en ce dimanche soir) et surtout à la troupe pour cette soirée magique et tout simplement inoubliable !




mercredi 15 janvier 2014

YSL de Jalil Lespert : la claque !




Allez, quinze jours plus tard en 2014 et toujours rien posté^^ Vive les bonnes résolutions... Je me (re)lance donc à nouveau avec un petit billet cinéma. Parce que le biopic YSL de Jalil Lespert m'a vraiment marquée... Rien que dans la bande annonce, Pierre Niney m'a coupé le sifflet tant le travail sur les mimiques et la voix était allé loin. Et j'ai bien sûr retrouvé cela tout le long du film. Im-pre-ssio-nnant ! Mais ce qui m'a surtout bouleversé, c'est le jeu de Guillaume Gallienne. Je l'avais déjà adoré dans son film Les Garçons et Guillaume, à table ! Il était si féminin pour révéler son hétérosexualité dans cette histoire là, qui est la sienne... Il incarne à présent un Pierre Bergé plus vrai que nature, extrêmement masculin cette fois-ci, dans le rôle d'un homme homosexuel. Et avec cela, l'alchimie entre les deux acteurs principaux est bouleversante de réalité. Cette histoire d'amour de cinquante ans ne peut pas vous laisser indifférent, que vous manifestiez pour tous, ou non^^ Je viens tout juste de commencer le livre Lettres à Yves, où Pierre Bergé écrit à son amour emporté par la maladie... J'ai l'impression de revoir des scènes du film. Et beaucoup de frissons ! Je vous le recommande également.

Edit : je mets à jour mon petit mot du jour. Je me rends compte que je n'ai pas mentionné l'aspect visuel du film. Bien sûr que les décors, les robes, les dessins, les muses sont sublimes ! Mais cela reste au second plan par rapport à l'histoire d'amour de ces deux hommes, et leur grand projet. La preuve, j'ai oublié d'en parler tellement c'était secondaire. Ceci dit... je rêve encore plus d'une robe Mondrian maintenant :p

Petit digression : j'ai quand même hâte de voir le second biopic, même s'il n'est pas approuvé par le père Bergé. Parce qu'autant je n'imaginais par Gaspard Ulliel en monsieur Saint Laurent, autant... l'affiche m'a convaincue. En revanche Jérémie Renier en Pierre Bergé, je demande à voir !




A demain pour de la MODE !^^

Bisous


lundi 2 décembre 2013

Les garçons et Guillaime, à table ! : J'ai a-do-ré ❤



Cet été, après avoir souscrit à nouveau à mon abonnement "ugc illimité", j'ai eu très envie d'entamer une rubrique "celle qui avait retrouvé son abonnement ciné illimité" pour faire part de mes coups de coeur sur grand écran. Et puis, la vie. Le changement de statut professionnel, le retour à Paris et à la vie étudiante... Seulement, il y a des coups de cœur qui valent la peine d'être postés de manière anarchique, hors rubrique, simplement parce qu'ils sont vraiment marquants. Et ce qui me pousse aujourd'hui à écrire ce petit billet hors sujet, c'est la claque que j'ai prise au cinéma avant hier, lorsque je suis allée voir Les garçons et Guillaume, à table ! .

Un sujet sensible, que certains médias ont bêtement essayé d'associer au débat sur le mariage pour tous (aussi engagée que je puisse être, ce n'est pas le lieu), comme il en a été pour La Vie d'Adèle (ça par contre, étonnamment, j'ai juste HAÏ !)... la quête de l'identité sexuelle. L'oeuvre (chef d') de Guillaume Galienne est saisissant d'équilibre et de justesse. On passe du rire aux larmes sans jamais sombrer dans le pathos ou la caricature grotesque. Justesse, oui, justesse. Le tout, en moins de 90 minutes. Cette tranche de vie, et pas des moindres, en aller retours permanents entre le cinéma et la mise en abîme théâtrale. J'ai particulièrement apprécié les "apparitions" de la mère de Guillaume (qu'il interprète magnifiquement également) lorsqu'il était loin d'elle, et les réflexions qu'elle balançait nonchalamment clope au bec. Élégante et BCBG jusque dans les gros mots. Cet alter ego à qui l'on voudrait en vouloir est en fait tout aussi attachant que le personnage central. Enfin, j'ai aimé comme tout était dans le titre. Intelligemment, nostalgiquement presque, résumé et expliqué. Puis le déclic de la fin lorsque (spoil) son amie dit "Les fille et Guillaume, à table" !

Bref, j'ai peu de trop en dire pour ceux et celles qui ne l'ont pas encore vu... mais selon moi c'est juste le meilleur film français depuis des années. Malgré mon coup de coeur pour Casse Tête Chinois, suite de l'Auberge Espagnole et des Poupées Russes de Klapisch, que j'ai eu la chance de voir en avant première début novembre, au Grand Rex. Et qu'à la base, je suis totalement fan. Sans parler de mon amour pour L’Écume des jours, que j'ai déjà vu trois fois depuis sa sortie en ce début d'été.

Guillaume Gallienne : sublime découverte ! J'ai hâte de voir son interprétation de Pierre Bergé dans le biopic sur Yves Saint Laurent qui arrivera en 2014... Et hâte de voir le DVD sortir :)

Bonne soirée les copines et à demain pour un retour aux choses sérieuses futiles !




mercredi 14 novembre 2012

eyeliner en patch de Sephora... ou pas !


 
Un peu plus d'un an que les eyeliners patch ont débarqué dans les magazines, les blogs, quelques conversations et bien sûr, les magasins. Voilà une innovation que j'avais envie de tester, moi qui ne jure que par la flèche au coin de l’œil :) ! A 9.90 euros chez Sephora, pas trop de risques... je coupe court au suspens de suite : heureusement que je n'ai pas payé plus cher pour ça. Non, ce n'est pas reluisant. Malgré l'effet pailleté si alléchant et prometteur de ces patchs en rayon...




 

 Selon le mode d'emploi, ça n'avait pas l'air plus compliqué que de poser une paire de faux cils. 





J'essaie donc avec juste le résidus de colle du packaging sur œil nu pour voir comment positionner l'eyeliner. Et déjà premier couac : il est tellement "rond" qu'il ne colle pas à ma frange de cils. Aussi, je trace un trait de crayon noir pour fondre le tout...






Couac numéro deux : il est très délicat de retirer les patchs de leur papier qui révèle la colle "réutilisable". Déjà, un petit bout de pointe s’effrite. Mais je continue, et parviens tant bien que mal à les poser.



 
Couac numéro trois :  la pointe qui remonte haut sur la paupière tire tout l’œil à chaque clignement !



Ce qui fait que...

 



Couac numéro quatre : le patch ne colle pas ! Voyez par vous-mêmes...

 





 

Bon, je vous rassure. Avec encore un peu plus de crayon noir et un peu de colle à faux cils on peut arranger ça. Après, c'est assez ironique de se dire qu'on a acheté un produit "rapide et facile" pour au final passer plus de temps à l'utiliser en rattrapant ses défauts de fabrication qu'avec quelque chose de plus classique... 10 minutes contre deux habituellement, quand même ! et je pense aussi que c'est un piège à débutantes, qui seront plus dégoutées qu'autre chose si elles commencent par là. Bref, c'est vraiment dommage. Mais je suis sûre que ce n'était qu'un brouillon, et que Sephora saura nous améliorer ce produit. J'ai hâte de pouvoir dire des choses positives des versions suivantes ;)





 
Allez, un peu de bitching les girls, c'est vital ;) : c'est quoi votre dernier flop ?